Pour pouvoir visualiser son contenu vous avez besoin de Adobe Flash Player.

accueil les partenaires du laboratoire de la mixité professionnelle Ils ont osé les concepts le point de vue de... les stéréotypes les temps de vie lutte contre les stéréotypes les constats les actions Le système éducatif L'insertion par l'activité économique L'agriculture et le bâtiment les outils Le contrat pour la mixité des emplois bibliographie  sites internet vidéos la médiathèque la législation agenda contact 

le point de vue de...

Faut-il revenir à la non-mixité dans les écoles ?Marie DURU-BELLAT, sociologue, professeur de sociologie à Sciences-Po Paris et chercheuse à l’Observatoire sociologique du changement

« Les professeurs consacrent en général plus de temps aux garçons. Ils leur donnent davantage la parole qu’aux filles et les lais- sent ensuite s’exprimer plus longtemps. L’enseignant prendra également plus detemps pour répondre aux questions des élèves masculins qu’à celles de leurs voisines. Les garçons reçoivent donc un enseignement plus personnalisé, alors que les filles sont davantage perçues et traitées comme un groupe. L’école est le reflet de la société et il n’est donc pas étonnant d’y retrouver cette différenciation.Les élèves participent eux aussi à ce système puisqu’ils arrivent souvent à l’école avec des représentations en tête : la lecture est ainsi associée aux filles et les mathématiques aux garçons.Cette différenciation joue beaucoup sur l’attitude des élèves, notamment sur le niveau de confiance en soi.La différence de traitement influe aussi sur les orientations des élèves.Les filles, moins poussées par leurs professeurs en sciences, choisiront peut-être une filière littéraire alors qu’elles auraient pu faire de très bonnes scientifiques.Faut-il revenir à la non-mixité dans les écoles ? On peut y réfléchir. C’est un débat qui doit être ouvert au sein même des classes. On pourrait envisager de phases de non-mixité brèves au sein de l’emploi du temps des élèves avant de les ramener vers un univers où filles et garçons sont mélangés. Un retour frontal et proclamé à la non-mixité n’est en revanche pas envisageable car il aurait une connotation symbolique désastreuse.»

Le point de vue de...

« Au même titre que l’iconographie des manuels scolaires ou des livres d’enfants, le langage participe à la création des stéréotypes. Et donc à la construction d’une identité sexuée.Si le nom de métier ou si le statut n’existe pas au féminin, il est difficile pour les filles de s’y projeter. Refuser de nommer, c’est refuser de donner une place, de rendre visible.Historiquement, pourtant, le français comportait beaucoup d’équivalences de métiers au féminin : la médecine était une femme médecin. Mais, à mesure que les femmes ont été exclues de certains domaines professionnels, la féminisation des mots a reculé. »

Dis-moi comment tu m’appelles, je te dirai qui tu es… quand le sexisme est aussi lexical.Chrystel BREYSSE, socio-linguiste, chercheuse, spécialiste du sexisme dans la langue

Refuser de nommer, c'est refuser de donner une place, de rendre visible les femmes...

"Grâce à de nombreuses lois, nous pouvons dire que l’égalité professionnelle est acquise par principe et que les femmes et les hommes de ce pays sont très majoritairement pour l’égalité entre les femmes et les hommes notamment dans le cadre du travail.Néanmoins, dans les faits, il en est tout autre. Depuis les années 90, le taux d’activité des femmes ne progresse plus, l’accession des femmes au travail s’est faite par le temps partiel. Trois niveaux de blocage persistent : le salaire des femmes (2/3 des bas salaires sont des femmes); le temps domestique, toujours très majoritairement l’apanage des femmes, et enfin, le plafond de verre, qui reste infranchissable lorsque l’onconstate la représentation des femmes dans les Conseils d’Administration des entreprises et au niveau du top management."Un autre phénomène est à prendre en considération. C’est ce que j’appelle la « double peine » des femmes.En effet, non seulement, elles prennent en charge majoritairement la parentalité et on dit de ce fait : « Elles ne sont pas disponibles ! » mais les femmes elles-mêmes s’autocensurent en disant : « Je n’y arriverai jamais, je ne suis pas mobile». On passe ainsi du « tu » au « je » de la culpabilisation. »

L’égalité professionnelle réelle reste à conquérir...Brigitte GRESY, auteure du rapport sur l’égalité professionnelle et du "Petit traité contre le sexisme ordinaire"

«Rien ne peut être plus absurde que la pratique dominante en nos pays, selon laquelle hommes et femmes ne poursuivent pas les mêmes carrières… Ainsi l’Etat, au lieu d’être entier, se trouve réduit à une moitié.» Platon

« Les femmes ne peuvent pas plus défendre personnellement leurs droits et leurs affaires civiles qu’il leur appartient de faire la guerre ; elles ne peuvent le faire que par l’intermédiaire d’un représentant." Kant

« …il ne faut perdre de vue que la femme est en moyenne un peu moins intelligente que l’homme. Il est donc permis de supposer que la petitesse relative du cerveau de la femme dépend à la fois de son infériorité physique et de son infériorité intellectuelle. » - Paul de Broca , bulletin de la société anthropologique », 1861

"Il est douloureux de le dire: dans la civilisation actuelle, il y a une esclave. La loi a des euphémismes; cette mineure selon la loi. Cette esclave selon la réalité." Victor Hugo

« Il est bien plus facile d’accuser un sexe que d’excuser l’autre » Montaigne

« Un homme qui lit, ou qui pense, ou qui calcule, appartient à l’espèce et non au sexe ; dans ses meilleurs moments, il échappe même à l’humain » Marguerite Yourcenar

« le sexe femelle est constitué en une sorte d’état d’enfance radicale ». Auguste Comte

"Croyez-moi, mère judicieuse, ne faites point de votre fille un honnête homme [...]Ainsi, toute l'éducation des filles doit être relative aux hommes : leur plaire, leur être utiles, se faire aimer et honorer d'eux, les élever jeunes, les soigner grands, les conseiller, les consoler, leur rendre la vie agréable et douce; voilà, les devoirs des femmes dans tous les temps".Jean-Jacques Rousseau "Emile ou de l'éducation"

http://www.sexismeordinaire.com

Ils ont osE dire...

ils ou elles ont dit...