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les stéréotypes

Catherine Vidal, Neurobiologiste, Directrice de recherche à l’institut Pasteur , auteure de plusieurs ouvrages sur le cerveau et le genre a donné une conférence lors d'un séminaire du Laboratoire de la Mixité Professionnelle le 4 avril 2011 à Bastia.

Certaines théories veulent démontrer qu’il y auraient des différences innées d’aptitudes entre les femmes et les hommes, qu’en pensez-vous, d’un point de vue scientifique ?Cette vision d’une programmation génétique de l’homme et de la femme dans les comportements date du 19ème siècle. Il y a eu depuis des progrès spectaculaires dans la compréhension du fonctionnement du cerveau grâce en particulier aux techniques d’imagerie cérébrale. Ces techniques ont révélé que rien n’est jamais figé dans le cerveau car il fabrique sans arrêt de nouveaux circuits de neurones au fur et à mesure de l’expérience vécue. Cette propriété du cerveau à se modeler en fonction de l'histoire de chacun est appelée "plasticité cérébrale". Voilà pourquoi nous avons tous des cerveaux différents. En conséquence, les différences entre les individus d’un même sexe sont tellement importantes qu'elles l'emportent sur les différences entre les sexes.Lorsque vous intervenez sur ce thème, rencontrez-vous encore beaucoup de résistances ?Lorsque j’interviens auprès d’un large public (associations, lycées, entreprises, IUFM, universités, médias ...), j’explique comment les progrès de nos connaissances en biologie ont révolutionné nos conceptions du cerveau avec la découverte cérébrale; les gens comprennent facilement qu’il n’existe pas de déterminisme biologique tout puissant qui ferait que les hommes seraient par exemple capable de lire une carte routière et pas les femmes. Il n’est pas question pour moi de nier les différences entre les sexes mais plutôt de montrer que la biologie a un rôle mineur par rapport à l’influence très important l’environnement socio-culturel. Chacun, y compris les scientifiques, est imprégné de stéréotypes. et d’idées reçues liées à notre environnement culturel ; on a souvent tendance à penser que les garçons sont « naturellement » bagarreurs et compétitifs tandis que les filles sont plutôt sociables et douées pour la communication. Remettre en question ces stéréotypes n'est pas facile. Il faut faire une démarche volontaire et un effort intellectuel.Dans la communauté scientifique européenne, très peu de chercheurs s'intéressent à démontrer des différences cérébrales entre les sexes. Vu les propriétés de plasticité du cerveau, il est clair que le fait de voir des différences ne permet pas d'en déterminer l'origine, qui est la vraie question pertinente. Par contre, aux Etats-Unis où l’environnement socioculturel est autre, certains persistent à défendre l'idéologie déterministe de différences innées entre les sexes. Ces courants très conservateurs et d'obédience ultra-libérale contestent le rôle de l'État dans l'éducation, s’opposant notamment au principe d’égalité des chances et de mixité. Pour eux, mieux vaut pousser les filles vers des métiers manuels ou de communication, du fait de leurs prétendues dextérité et aisance verbale innées. Inutile aussi d'inciter les filles à faire des sciences et les garçons à étudier des langues étrangères, leurs cerveaux ne seraient pas faits pour cela....Comment expliquer la faible représentation des femmes dans la recherche scientifique ?Le fait qu’il y ait peu de femmes dans les sciences "dures" est le reflet d’un contexte social et culturel où les instituteurs, qui sont souvent des institutrices, les enseignants et les parents sont, comme tout le monde, imprégnés par des stéréotypes. La tendance est encore à ne pas pousser l'orientation des filles vers des études en mathématiques ou physique car c’est un milieu soit disant difficile, compétitif où elles vont se décourager...Il faut sensibiliser et former les enseignants. femmes de Vénus» se vendent à des millions d’exemplaires. Ils propagent des idées qui font croire au grand public que les humains sont des machines biologiques qui obéissent aux lois des hormones et des gènes, et que leur destin est programmé. Cette vision appartient au passé. Le succès de ces livres tient au fait qu’ils sont écrits de manière séduisante en présen-tant les arguments biologiques comme des vérités scientifiques. Or ils ne citent jamais leurs sources. De plus les auteurs prétendument psychologues ne sont ni qualifiés ni reconnus par les instances universitaires et la communauté scientifique. Pire, ils donnent une image fausse de la démarche scientifique : les chercheurs n'affirment pas des vérités. Au contraire , les résultats de leurs expériences sont tou-jours mis en discussion. C'est grâce aux débats entre chercheurs et aux controverses que les idées avancent car elles sont remises en question par de nouvelles expériences.

Le saviez-vous ?

Votre cerveau pèseentre 1 kg 200 grs et 1 kg 400 grs !

Le cerveau a-t-il un sexe ?

Pourquoi le rose et le bleu ?

Bleu pour les garçons, rose pour les filles : aucune explication rationnelle ne permet de justifier cette habitude qui perdure si ce n’est la reproduction de stéréotypes. « Je ne comprends pas, s´insurge néanmoins Françoise Vouillot, qu´on fasse des différences d´éducation suivant le sexe de son enfant. Rien ne le justifie, sinon des habitudes culturelles et le maintien d´un ordre social basé sur une division sexuée des activités». Car si on arrivait à se libérer de ces cultures de sexes, qui nous enferment dans un univers des possibles beaucoup plus restreints, et à ne retenir des uns et des autres que le meilleur, c´est «l´humain», estime-t-elle, qui en sortirait vainqueur.Néanmoins, il semblerait que dans la Grèce antique, on attribuait la couleur bleue aux familles ayant un garçon (ceci était une richesse car celui-ci plus tard pourrait travailler dans les champs) car on disait que ces familles étaient bénies des dieux... Et les dieux grecs habitaient dans l'Olympe qui se situe dans le ciel bleu de la grèce ! la couleur rose représentait la chair du bébé.

Femme ou homme ?

Homme ou femme ?